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Des Enjeux et des Hommes et ekodev dévoilent la quatrième édition de leur baromètre « Les Salariés et l’entreprise responsable ». Réalisée par Occurrence, auprès de plus de 1 000 salariés d’entreprises privées de plus de 250 collaborateurs, cette enquête révèle que seuls 15% des salariés pensent que la RSE a transformé leur entreprise en profondeur, que ce soit dans ses choix stratégiques, ses acquisitions ou son organisation.

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Comme les années précédentes, les résultats montrent que les salariés sont insuffisamment impliqués dans la démarche : seuls 8% sont invités à intégrer la RSE à leur pratique métier alors que 70% sont prêts à s’investir davantage !

Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants : 

UNE DÉMARCHE QUI N'EST TOUJOURS PAS ASSEZ STRUCTURÉE ET STRATÉGIQUE

Si l’engagement dans la RSE n’est quasiment plus considéré comme un effet de mode (15% des répondants = - 11 points versus 2017), la confiance qui lui est accordée par les collaborateurs reste fragile (40%).

Les démarches se résument encore trop souvent à une somme d’actions ponctuelles (24%). Seuls 8% des répondants pensent que la RSE a impacté le business modèle et 4% qu’elle a conduit à la création de nouvelles offres responsables. 

On note également que seuls 15% des salariés pensent que la RSE a transformé leur entreprise en profondeur !  

LA RSE, UN SUJET QUI COMPTE POUR LES SALARIÉS

54% des répondants ont la bonne définition de la RSE (vs 27% lors du précédent baromètre). D’ailleurs, 86% déclarent s’intéresser davantage au sujet qu’il y a quelques années. 

La RSE est importante pour une majorité de répondants (40%) et même indispensable pour 19% du panel.

70% sont volontaires pour s’impliquer davantage dans la RSE et 2/3 sont prêts à proposer des idées pour nourrir la réflexion sur la RSE. Cela est d’autant plus vrai chez les femmes, les jeunes et les managers. A noter également que 52% de ceux déclarant ne pas être actuellement engagés dans la démarche RSE de leur entreprise sont prêts à être force de proposition. Les raisons de cet élan sont multiples : près de la moitié du panel (45%) pense que la RSE donne du sens au travail. 1 salarié sur 4 considère qu’elle permet de développer de nouvelles compétences, sortir du quotidien, travailler avec d’autres services…  

Enfin, chiffre en hausse, 39% sont motivés par le fait de contribuer à de grands enjeux qui dépassent le cadre de l’entreprise

DU CHEMIN À PARCOURIR POUR INFORMER ET SURTOUT ENGAGER LES COLLABORATEURS DANS LA RSE

La démarche RSE est méconnue pour près de la moitié des salariés (45%). Cela est d’autant plus vrai chez les équipes opérationnelles et dans les grands groupes. 71% s’estiment pas ou mal informés.

Les moyens mis en place pour engager les collaborateurs dans la RSE sont très descendants (newsletters, réunions d’information et affichage dans 39% des cas). Les salariés sont peu associés à l’élaboration de la démarche (21%) alors qu’une grande majorité, comme sus mentionné, se disent prêts à être force de proposition. 

44% des salariés ne sont pas du tout impliqués dans la RSE, 23% ne le sont que sur des actions ponctuelles (éco-gestes, semaine du DD, congés solidaires) et seuls 8% se disent invités à l’intégrer à leur pratique métier

Il faut dire que seuls 14% des managers directs sont perçus comme véritablement acteurs voire moteurs dans la diffusion de la RSE. Ils sont également identifiés comme le premier frein au déploiement de la RSE. 45% des salariés déclarent qu’ils ont d’autres priorités (business). Par ailleurs 84% des répondants ne sont pas objectivés sur la RSE.

FACE À CE CONSTAT, QUELLES SONT LES PERSPECTIVES ?

Sans surprise, parmi les principaux leviers à actionner résident le fait de :

  • donner davantage de moyens, de temps et d’objectifs clairs à chacun (53%)
  • expliquer plus clairement ce que recouvre la RSE et surtout comment l’appliquer dans son métier (46%).

Ce qui renvoie directement à la formation et à l’accompagnement par la ligne managériale de proximité.

A cela doit s’ajouter un véritable sponsorship des dirigeants ; en effet 74% des répondants estiment que l’impulsion en matière de RSE doit être donnée en priorité par les DG.

La loi Pacte ouvre la possibilité aux entreprises qui le souhaitent de formaliser une « raison d’être » afin d’affirmer leur contribution aux enjeux sociétaux. 27% des salariés déclarent que leur entreprise a rédigé une raison d’être ou va le fairePour 57% d’entre eux c’est une bonne chose car cela va permettre à l’entreprise de créer davantage de valeur pour ses parties prenantes. 

En revanche, 33% s’interrogent sur la crédibilité de la démarche (au-delà de l’opération marketing). Il y a donc un vrai enjeu de conviction et de démonstration de l’intérêt de cet exercice

Parmi les constats positifs, la performance croissante de la fonction RSE dans les entreprises. 

Si elle peut encore gagner en visibilité interne (en moyenne 20 à 25% des répondants méconnaissent ses actions), elle est de plus en plus rattachée au bon niveau hiérarchique (57%) et soutenue par la Direction Générale (62%). Elle est perçue comme ayant développé tant les expertises techniques (59%) que le leadership requis pour porter le sujet (51%) et pouvant s’appuyer sur un réseau de relais dans les métiers et les sites (52%).

D’ailleurs 45% des salariés pensent que la RSE va continuer d’occuper la même place et 50 % qu’elle va prendre une place importante dans leur entreprise d’ici 5 ans… Les plus optimistes sont les managers et les plus jeunes. Un résultat encourageant pour l’avenir

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