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Pour la troisième année consécutive, Des Enjeux et des Hommes et ekodev ont mené, en partenariat avec le cabinet Occurrence, une étude auprès des 1036 salariés issus du secteur privé et d’entreprises de plus de 250 salariés, sur leur perception de la RSE.

UNE PRISE EN COMPTE PROGRESSIVE DES ENJEUX RSE DANS LES ENTREPRISES 

Près de 90% des personnes interrogées considèrent l’entreprise légitime pour contribuer aux enjeux du Développement Durable. 7 sur 10 accordent de l'importance aux questions de RSE et 40% en font une condition de performance.

Les salariés font état d’une meilleure intégration du sujet dans la stratégie (63%) et les plans d’action (60%) : + 10 points versus 2016. Ils considèrent que la RSE est un levier d’anticipation et d’innovation et en mesurent les impacts sur leur métier.

Pour autant, la RSE reste davantage perçue comme une action défensive que comme une opportunité. Si 27% sont capables (en assisté, versus 1% en spontané en 2016) de décrire ce que recouvre ce «concept», l’environnement reste le volet le plus visible. Les actions ponctuelles (écogestes) sont plus identifiées que les politiques globales.

UNE GOUVERNANCE À RENDRE PLUS VISIBLE

Pour 30% des répondants, la RSE est rattachée au plus haut niveau de l’entreprise (DG) et devrait l’être davantage… Parmi les autres fonctions de rattachement préconisées, la direction de la stratégie (23%).

La fonction RSE reste encore trop peu connue : une personne sur deux ne sait pas comment le service RSE est composé (60% chez les « non managers ») et entre 40 et 45 % des collaborateurs interrogés ne savent pas se prononcer sur la performance du service. Pour ceux qui savent, l’expertise est reconnue mais les moyens sont à développer.

De même, les salariés manquent de visibilité sur les travaux conduits pour élaborer la stratégie RSE même si ce point progresse (+ 12 points versus 2016). 36% des répondants estiment que la stratégie RSE de leur entreprise a été construite avec la contribution des managers uniquement (11%) ou par un nombre limité de personnes - principalement les responsables RSE - (25%). Seuls 5% imaginent que  la stratégie a été co-construite avec les parties prenantes.

UNE DEMANDE D’IMPLICATION CROISSANTE DE LA PART DES SALARIÉS

15% des salariés se disent complètement impliqués dans la démarche RSE de leur entreprise (notamment les managers) et plus de 70% voudraient l’être davantage.

Les motivations évoquées par les salariés sont plus «ego» (intérêt des missions, reconnaissance, développement de compétences) qu’ «éco»  (faire progresser l’entreprise, être acteur du changement de société). Le sujet n’est pas encore perçu comme un moyen de développer l’employabilité

Les moyens pour associer les équipes sont encore très «top down» (communication) alors que les collaborateurs demandent des occasions de s’impliquer concrètement (consultations, challenges, contribution à des projets pilotes) et d’inscrire la RSE à leurs pratiques (33% appellent une vraie formation métier pour 13% qui déclarent avoir suivi un module).

Le besoin de donner du sens reste entier (« comprendre ce qu’est la RSE, connaitre l’engagement de l’entreprise, les résultats de la démarche »). La ligne managériale a un vrai rôle à jouer en la matière.

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N'hésitez pas à nous contacter pour tout éclairage supplémentaire. Retrouvez les résultats des enquêtes des années précédentes en cliquant sur les liens suivants : Enquête 2016 - Enquête 2015.

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