blog
Le Biomimétisme

Le Biomimétisme

La nature se met elle-même au service du développement durable.
Le 13 avril 2015

Le Centre Européen d’Excellence en Biomimétisme de Senlis (CEEBIOS) nous explique comment la nature se met elle-même au service du développement durable. 
Ce centre de recherche favorise les échanges et la coopération entre scientifiques, équipes de recherche & développement de grands groupes, ingénieurs, start-ups spécialisées, enseignants et étudiants.

Le but de la démarche est de « ne plus exploiter la terre mais s’en inspirer pour innover de façon durable » grâce au biomimétisme, science de l’imitation de la nature. Si le maillot de bain inspiré de la peau de requin n’est pas une innovation majeure pour la protection de l’environnement, les projets de recherche visent à reproduire des écosystèmes intelligents qui ne fabriquent pas de déchets et où tout sortant devient intrant.

Des pistes prometteuses

Le CGDD (Commissariat général au développement durable) s'est intéressé aux projets de recherches actuels : le développement de la photosynthèse artificielle dans des cellules solaires en fait partie. Aujourd'hui, plusieurs pistes sont étudiées : la conversion directe de l'énergie solaire en électricité grâce à des pigments artificiels intégrés dans des cellules photo-électrochimiques, la production de biohydrogène grâce à l'énergie solaire ou encore la transformation photosynthétique du dioxyde de carbone atmosphérique en combustibles comme le méthanol ou le méthane.

Le CGDD émet quelques réserves tout de même

"D'un point de vue industriel, de nombreuses innovations biomimétiques voient le jour à l'heure actuelle, en particulier aux Etats-Unis et en Allemagne, mais il est nécessaire d'être vigilant quant à leur effective durabilité, estime le CGDD. Certains produits et technologies peuvent par exemple présenter des avantages en termes de consommation d'énergie à l'utilisation mais être néanmoins produits industriellement dans les conditions habituelles. Inversement, certaines pistes encore discrètes méritent d'être creusées".

Selon le CGDD,  il est globalement difficile de mesurer la réelle durabilité des applications biomimétiques. Soient parce qu'elles sont encore au stade de R&D et qu'il est trop tôt pour juger de leur plus-value verte, soit, lorsqu'elles sont commercialisées, parce qu'il est difficile d'obtenir leur analyse de cycle de vie.

plus d'articles
Biodiversité et pollutions
On en parle
Biodiversité et pollutions
La Norme WLTP
On en parle
La Norme WLTP
Comment construire son reporting RSE ?
On en parle
Comment construire son reporting RSE ?