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Labels & Certifications « Biodiversité »

Labels & Certifications « Biodiversité »

Des outils pour valoriser vos démarches 20 février 2019
La diversité biologique actuelle est le produit de la longue et lente évolution du monde vivant, les premiers organismes vivants connus datant de près de 3,5 milliards d’années. Cette biodiversité, connue de tous et conceptualisée dans les années 80, est essentielle au maintien de la vie sur terre.

Quelques données clés : 

  • Plus de 70% des cultures, soit 35% du tonnage de ce que nous consommons, dépendent de la pollinisation animale (dont les insectes).
  • La biodiversité fournit, en biens et services, près de deux fois la valeur de ce que produisent les humains chaque année.
  • Nos médicaments viennent, pour la plupart, de molécules issues des plantes ou des animaux. Comme l’aspirine !

Mais aujourd’hui, il est indéniable que cette biodiversité est en danger. En effet, les experts du WWF indiquent que 50% des espèces vivantes pourraient disparaître d’ici 60 ans, compte tenu du rythme de leur disparition actuelle (100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction). Certains scientifiques parlent même d’une sixième extinction de masse des espèces, la dernière en date étant celle des dinosaures.

La prise en compte de ces enjeux par les entreprises est aujourd’hui un critère indispensable à la mise en place d’une démarche responsable de construction, exploitation ou occupation d’un bâtiment. Pour aider les entreprises à structurer et à valoriser leurs démarches, de nombreux labels et certifications existent.

Des certifications « biodiversité » dans la construction

Les certifications environnementales deviennent un prérequis à tous nouveaux projets de construction d’un bâtiment, notamment dans le secteur tertiaire. Ces certifications couvrent des périmètres d’action très larges et très complets : environnement du site, biodiversité, déchets (de déconstruction ou de construction), énergie consommée et produite, qualité de mise en œuvre, choix des matériaux, des relations avec les parties prenantes, etc.
Il s’agit d’une démarche globale d’amélioration, de suivi et de pilotage visant l’atteinte d’un niveau de performance optimal, qui prend en compte une multitude de critères dont fait partie la biodiversité.

  • LEED® (USA – 2009) : cette certification est composée de 7 catégories, dont la catégorie « Aménagement écologique des sites » qui concerne la gestion des eaux pluviales, la perturbation minimale du terrain et la diminution de la pollution lumineuse qui peuvent contribuer indirectement à la préservation de la biodiversité.
  • BREEAM® (UK – 1990) : parmi les 8 thèmes du référentiel BREEAM, le thème « Écologie » prend en compte la biodiversité via les enjeux suivants : analyse des écosystèmes, protection des espaces naturels, évaluation du changement de biodiversité sur le site. Le référentiel BREEAM est de loin reconnu comme le référentiel le plus précis concernant la prise en compte de la biodiversité.
  • Haute Qualité Environnementale (HQE®) : parmi les 14 cibles décrites, deux font référence à la biodiversité, une de manière directe et une de façon indirecte :
  • La cible 1 « Relation du bâtiment avec son environnement immédiat » traite la biodiversité de manière directe.
  • La cible 2 « Préserver / Améliorer la qualité écologique et paysagère du site » concerne indirectement la biodiversité en préconisant l’amélioration de la qualité écologique par des éléments utilisant la biodiversité.
  • Plusieurs axes sont traités en fonction de votre rôle : 
    • Axe Bâtiment Durable, pour les propriétaires.
    • Axe Gestion Durable, pour les exploitants ou donneurs d’ordre de l’exploitation.
    • Axe Utilisation Durable, pour les utilisateurs.

Des labels structurants

De nombreux labels existent également pour aider les entreprises à structurer et à valoriser leurs démarches de prise en compte de la biodiversité :

  • Biodivercity® : « Ce référentiel est pertinent pour les opérations immobilières qui visent un niveau d’excellence en termes de construction durable, d’écologie ou d’image de marque, surtout si elles comprennent de la verdure et des jardins sur le site ou à proximité. »
  • EcoJardin : « Il se veut un véritable outil méthodologique, un guide de bonnes pratiques à destination des jardiniers et des gestionnaires d'espaces verts. Libre d'utilisation, dans un objectif d'amélioration des pratiques, il est compatible avec les différentes échelles de territoires et adapté à l’ensemble des typologies d’espaces verts pouvant exister sur le territoire d’une collectivité »
  • EVE® (Ecocert) : le référentiel Eve® est destiné à valoriser les pratiques écologiques dans la gestion et/ou la création/réhabilitation des espaces végétaux.

Ces labels, certifications et référentiels ont pour objectif en premier lieu de permettre aux entreprises de structurer leurs démarches, de les suivre et de les piloter… Il convient très souvent de se faire accompagner par un expert extérieur pouvant orienter les entreprises vers les grands axes sur lesquels s’engager et les actions potentielles à mettre en œuvre, dans le cadre de ces certifications et dans un objectif d’amélioration continue de la prise en compte de la biodiversité sur les sites, de la construction à l’utilisation, en passant par l’exploitation de celui-ci.

Ces certifications constituent ainsi des véritables outils de valorisation dans le cadre d’une communication sur vos démarches en matière de biodiversité. Ils permettent non seulement de mettre en avant vos objectifs, engagements et efforts mais aussi d’octroyer de la légitimité à ceux-ci.

Sources : SynergizMinistère de la Transition écologique et solidaireConseil international biodiversité et immobilier - EcoJardin
Pauline Denis-Pineau- Consultante développement durable

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