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L’agroforesterie nourrit l’idée d’une agriculture nouvelle

L’agroforesterie nourrit l’idée d’une agriculture nouvelle

selon le reportage « les moissons du futur » réalisé par Marie-Monique Robin 03 octobre 2014

Saviez-vous que certains types d’arbres peuvent sauver de la faim les familles pratiquant l’agriculture familiale au Malawi ?              

Certaines catégories d’arbres sont capables d’améliorer la qualité des sols en agissant comme fertilisants grâce à la fixation de l’azote : c’est le cas du gliricidia. En plantant ces arbres à proximité des champs et en utilisant leurs feuilles comme engrais naturel, on peut démultiplier la productivité des sols. Le Centre Mondial d’Agroforesterie développe aujourd’hui des systèmes de gestion durable de la terre grâce à ce nouveau modèle d’agro-écologie.

L’agroforesterie est donc un mécanisme d’envergure dont l’impact n’est pas seulement environnemental. Si les arbres captent le CO2 et luttent à nos côtés contre le réchauffement climatique, ils ont aussi une véritable valeur économique et sociale ! Comment ? En offrant une alternative agricole à la monoculture industrielle.    

L’heure a sonné pour l’agro-écologie !

Mais qu’est-ce donc ? Miguel Altieri, professeur à l’université de Berkeley en donne la définition suivante : « L'agro-écologie est la science de la gestion des ressources naturelles au bénéfice des plus démunis, confrontés à un environnement défavorable. » Et l’agroforesterie en est un très bon exemple. La permaculture en est un autre : les plantes sont combinées pour leurs propriétés afin de créer un écosystème productif.

Quel est le problème avec nos modes de production actuels ?

« Les méthodes de production non durables accélèrent le changement climatique et la dégradation des sols, et épuisent nos réserves d’eau douce, menaçant à terme notre capacité à nourrir la planète » affirme Olivier de Schutter, rapporteur spécial à l’ONU.

La monoculture entraîne une utilisation de pesticides et d’herbicides plus importante, due au développement rapide des parasites correspondant aux plantes cultivées. Or l’utilisation de pesticides a un vrai coût. C’est 10 milliards de dollars* par an aux États-Unis : c’est le coût de la destruction de la biodiversité (abeille, oiseaux…), la pollution de l’eau et de l’air ainsi que les maladies engendrées chez les travailleurs agriculteurs. Ces coûts-là ne sont pas inclus dans le prix payé par le consommateur au moment de l’achat des produits issus de l'agriculture.

Il est temps de saisir les opportunités environnementales, économiques et sociales que nous offrent les arbres.

*Selon un chercheur de l’université de Cornell David Pimentel.

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