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« Bonnes Nouvelles » Biodiversité

« Bonnes Nouvelles » Biodiversité

Les temps forts de 2018 03 janvier 2019
En 2018 les sonnettes d’alarme se sont enchaînées les unes après les autres : le rapport GIEC sur le climat, le rapport du WWF sur la biodiversité et un niveau record de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Au cours du mois de janvier, afin de motiver entreprises et citoyens à s’engager davantage pour la planète pour la nouvelle année, nous mettons en avant les bonnes nouvelles de 2018 liées à nos trois pôles de métier : la biodiversité, la mobilité et les enjeux climat/énergie. Fêtons ensemble les petites victoires et mobilisons-nous pour 2019…

Longtemps éclipsée par d’autres priorités, la biodiversité commence enfin à sortir de l’ombre. La France souhaite porter l’enjeu de la biodiversité au niveau international et le hisser au même plan que le climat. En 2019 et 2020, elle accueillera et participera à des événements importants dans l’espoir de devenir le leader mondial dans ce domaine. À toutes les échelles, les acteurs prennent conscience petit à petit des enjeux liés à la biodiversité…

ekodev apporte sa pierre à l’édifice

En 2018, ekodev a sensibilisé plus de 6000 personnes aux enjeux de la biodiversité lors de formations, conférences et évènements ! Que ce soit autour de nos ruches au sein des entreprises ou pendant des événements tels que le salon Biomim’expo ou la restitution de notre enquête « Entreprises et Biodiversité », ekodev contribue à la prise de conscience de l’importance du respect et de la protection de la biodiversité. Notre équipe a notamment sensibilisé le grand public aux thématiques nouvelles qui prennent de l’ampleur telles que l’agriculture urbaine, les pollinisateurs sauvages, le biomimétisme et l’alimentation responsable.

En matière d’apiculture, 2018 a été une année plus fructueuse que 2017, particulièrement touchée par la sècheresse. Nos ruchers pédagogiques chez nos clients ont ainsi connu des productions de miel impressionnantes avec 2,6 tonnes de miel contre 1,6 tonne en 2017. Par ailleurs, ekodev continue à lutter contre l’érosion de la biodiversité et des écosystèmes en créant des habitats favorables à certaines espèces. En effet, 25% des nichoirs à pollinisateurs sauvages suivis à ce jour sont habités et nidifiés.

Sur le côté conseil et audit, en 2018 ekodev a notamment créé un outil méthodologique pour monter de A à Z un projet d’agriculture urbaine. Les consultants ekodev ont également travaillé sur la création d’une étude du potentiel en matière de biodiversité et les préconisations adaptées à chacun de nos clients.

La France avance à petits pas

Selon un sondage réalisé en mai 2018 pour l’Agence française pour la biodiversité, 8 Français sur 10 se déclarent concernés par l’état de la biodiversité, et 7 sur 10 jugent qu’ils sont déjà engagés pour agir en faveur de la biodiversité.

Au moment de la réalisation du sondage, seulement 46 % des Français estiment que l’État est engagé en faveur de la biodiversité, pourcentage qui tombe à 32 % pour les entreprises. Les choses commencent néanmoins à bouger depuis juillet 2018 avec l’annonce du Plan Biodiversité de Nicolas Hulot qui signale un « changement d’échelle » du gouvernement en matière de politique de protection de la biodiversité. En théorie, la lutte contre l’érosion de la biodiversité est désormais aussi prioritaire que la lutte contre le changement climatique.

Le plan s’organise autour de 6 axes thématiques : la reconquête, la protection et restauration de la biodiversité, l’éducation et la formation, l’efficacité des politiques, la pollution et une feuille de route européenne et internationale. Parmi les 24 objectifs et 90 actions, on trouve les objectifs de zéro plastique rejeté dans l’océan et de zéro artificialisation nette, l’interdiction de certains produits plastiques à usage unique, un nouveau parc national et des rémunérations pour les agriculteurs protégeant la biodiversité. 

En juillet 2018, 65 entreprises dont Carrefour, Renault, Bouygues ou encore Total se sont également engagées à protéger, valoriser et restaurer la biodiversité. Ces derniers rejoignent act4nature, une initiative lancée par l’EPE (Entreprises pour l’Environnement) dans le but de créer une véritable dynamique collective impliquant tous les secteurs ainsi que le grand public. 

Le deuxième Forum Biodiversité et économie, organisé par l’Agence française pour la biodiversité, a eu lieu à Paris le 17 et 18 décembre 2018. Le forum, intitulé « Entreprises et biodiversité, le temps de l’action » a regroupé chaque jour près de 400 personnes, y compris des consultants ekodev, afin de discuter et valoriser les engagements déjà pris en faveur de la biodiversité par les entreprises. En effet, la mobilisation en faveur de la biodiversité ressort des ateliers collaboratifs, échanges, partages et vitrines de l’innovation renforcée et valorisée. 

Cette nouvelle année nous permet en outre de réfléchir à la croissance de l’agriculture responsable, bio et urbaine. Le 1er septembre 2018, la France a interdit cinq néonicotinoïdes, allant plus loin que les mesures de l’Union européenne qui n’en avait interdit que trois. Malgré le refus du gouvernement français d’inscrire l’interdiction totale du glyphosate dans la loi, à partir du 1er janvier 2019, il est interdit aux particuliers d’acheter, d’utiliser et de stocker des pesticides de synthèse comme le glyphosate, qui était déjà interdit dans les parcs et les espaces verts depuis le 1er janvier 2017. Seuls les professionnels agréés peuvent dorénavant en faire usage, jusqu’à 2022.

Quant au bio, le marché ne cesse de croître, avec 85 % des Français se déclarant intéressés par les produits bio et locaux. La France est le deuxième pays consommateur de bio en Europe, derrière l’Allemagne. Selon le rapport 2018 de l’Agence Bio, le marché des produits alimentaires bio a cru de 82 %, soit de plus 3,2 milliards d'euros, entre 2011 et 2016. En 2018, la tendance a continué, tirée par la demande pour les produits bio en ligne. Actuellement, un peu plus de 6,5 % de la surface agricole utilisée est consacrée à l’agriculture biologique (le gouvernement a fixé l’objectif d’atteindre 15 % de surfaces bio en 2022).

Le mouvement de l’agriculture urbaine est également en plein essor. Des initiatives créatives se multiplient. Les toits se végétalisent de plus en plus dans la capitale française grâce au succès du mouvement des Parisculteurs.

Que réservent les années 2019 et 2020 ? 

Du 29 avril au 4 mai 2019, Paris accueillera la 7e plénière de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), un organisme intergouvernemental ouvert à tout membre des Nations-Unies. Selon le gouvernement français, cette plénière, surnommée « le GIEC de la biodiversité », devrait avoir un impact conséquent. Une évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques sera en effet publiée et servira de référence à l’élaboration du futur cadre mondial pour la biodiversité post-2020.

Du 10 au 19 juin 2020 se déroulera à Marseille le Congrès mondial de la nature de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), l’occasion de regrouper plus de 10 000 participants : représentants de l’État et de la société civile, peuples autochtones, économistes et autres académiques. Le grand public y sera également bienvenu, dans des espaces d’expositions et d’animations. La France souhaite encore jouer un rôle moteur lors du Congrès dans la définition d’une dynamique à l’échelle internationale. Il y aura notamment un comité local de pilotage ainsi qu’une équipe dédiée aux grands événements internationaux en matière de biodiversité.

En novembre 2020, la COP15 de la Conférence de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) aura lieu en Chine, regroupant les acteurs clés pour faire le bilan des vingt grands objectifs mondiaux d’Aichi fixés en 2010. Sachant d’ores et déjà que ces objectifs n’ont pas été atteints, la France poussera pour des objectifs plus ambitieux et opérationnels, selon le ministère de la Transition écologique, sur des sujets comme les pesticides et l’artificialisation des sols.

En résumé

2018 a éveillé les consciences aux nombreuses thématiques de la biodiversité. Les deux prochaines années seront l’occasion de changer la donne en regroupant les acteurs phares du monde au niveau gouvernemental. Si les futurs engagements sont tenus, un véritable tournant pourrait s’opérer d’ici peu en matière de biodiversité…

Sources : Sondage IFOP réalisé pour l’Agence française pour la biodiversité, mai 2018 – Plan Biodiversité, ministre de la Transition écologique et solidaire – Rapport 2018 de l’Agence Bio – Ouest-France « La vente de glyphosate interdite aux particuliers à partir du 1er janvier » – Libération « Que pèse vraiment l'agriculture biologique en France ? »

Sarah Gold – Chargée de Communication

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