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Les enjeux du paysagisme
Les enjeux du paysagisme Paysagiste : un métier qui évolue 29 juin 2017
L’architecte paysagiste se définit d’abord comme un architecte de la nature et du vivant. Il réfléchit des espaces donnés, laisse parler sa créativité pour créer des lieux à la fois beaux et répondants aux besoins et aux goûts de son client. Ce métier est amené a évoluer vers une prise en compte globale de la biodiversité et des écosystèmes.

Les paysagistes sont amenés à imaginer des lieux différents, de l’espace détente d’une entreprise, à la place d’une mairie ou la terrasse d’un particulier. Il se doit également d’avoir de très bonnes connaissances du vivant, pour choisir les bonnes espèces de plantes à installer, pour la pérennité du jardin, pour l’entretien, mais également pour que ces plantes soient adaptées à l’utilisation du jardin et à leur environnement, au climat local.

Le paysagiste est, dans la plupart des cas, un modeleur de la nature, suivant la tradition des jardins à la française, entamée par André Le Nôtre, jardiner du roi Louis XIV. Cette volonté de l’homme de contraindre la nature, de la discipliner, pour satisfaire ses goûts amène de nombreuses dérives : l’utilisation de fleurs stériles qu’il faut replanter chaque année, de plantes inadaptées à l’environnement dans lequel elles sont installées (qui demande donc un entretien très important), ou des plantes envahissantes. Le défaut de cette pratique a été de se concentrer uniquement sur les aspects esthétiques des plantes et pas suffisamment sur leurs qualités biologiques, leur adaptabilité à un milieu donné.

Le métier se doit donc d’évoluer sur de nombreux aspects notamment avec l’intérêt qui se développe pour certaines techniques de culture comme la permaculture et l’agroécologie, qui amène à réfléchir autrement la relation au vivant et par extension aux espaces verts. Pour une gestion plus écologique des espaces verts, le paysagiste doit s’interroger sur les alternatives aux pesticides et autres intrants chimiques. Il peut alors prendre plusieurs « casquettes » et se tourner vers l’apiculture, qui participera à la pollinisation des fleurs du jardin et des alentours, vers des aménagements favorisant la biodiversité et les auxiliaires de jardins (nichoirs à oiseaux, abris pour petits mammifères prédateurs d’insectes), etc. Le paysagiste possède dorénavant un rôle plus global, créateur d’espaces verts, se devant de faire vivre les espaces qu’il développe. À ce titre, il peut devenir « sensibilisateur » autour des contraintes qu’implique l’existence de tels lieux. Il peut également proposer une réappropriation des milieux par leurs occupants réguliers (les collaborateurs d’une entreprise, les habitants d’une municipalité, etc.).

Avec l’évolution du métier de paysagiste, on remarque que les formations évoluent également. Par exemple, l’école du Breuil, spécialisée dans les arts et techniques du paysage, propose maintenant une formation à la permaculture urbaine et péri-urbaine. L’école propose également des cours ouverts au public le samedi, pour les jardiniers amateurs.

Claire Meyrignac - Consultante Biodiversité

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